jeudi 2 octobre 2014

Incendie au centre des finances publiques de Questembert


Solidaires Finances Publiques condamne fermement les agissements "anti finances publiques"



Le sas d'entrée du Centre des Finances Publiques de Questembert a été incendié dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 septembre.

Cet incendie, manifestement prémédité qui a également fortement dégradé les locaux par les fumées, est un acte inqualifiable que le syndicat national Solidaires Finances Publiques condamne avec la plus grande fermeté. 

Rien ne justifie que l’on s’attaque au service public, aux agents qui l’exercent au quotidien et à leur environnement de travail.

Rappelons en effet que les agents ne font qu’appliquer la loi et assurent des missions dans des conditions de plus en plus difficiles : la charge de travail explose, les moyens humains et budgétaires baissent continuellement, le tout sur fond de crise. Les relations avec les usagers et les contribuables sont de plus en plus tendues.  

La section syndicale Solidaires Finances Publiques du Morbihan condamne fermement ces agissements inqualifiables, apporte son soutien plein et entier aux agents qui en sont victimes et demande d'une part que les coupables soient poursuivis, d'autre part que le service public ait enfin les moyens d'être correctement assuré.

Mise à sac du centre des finances publiques de Morlaix

L’Union Régionale Solidaires Bretagne dénonce la mise à sac et l’incendie du centre des finances publiques de Morlaix et ceux qui en félicite les auteurs, à l’exemple de Thierry Merret, patron de la FDSEA 29 et leader des Bonnets Rouges. 
Nous entendons la détresse de certains agriculteurs, mais il leur faudrait s’adresser aux vrais responsables de cette situation ;
· le lobby agricole breton (SICA, FNSEA, coopératives…) qui ne transforme pas suffisamment les produits bruts agricoles, sensibles aux aléas climatiques et soumis à la domination des grandes surfaces.
· la politique européenne qui n’a pas harmonisé les normes sociales, fiscales et environnementales et chaque pays qui pratique le dumping.
· les libéraux de la FDSEA 29, sont des poujadistes incohérents : ils critiquent l’Etat, les impôts et les cotisations sociales quand tout va bien, puis se tournent vers le même Etat pour quémander des subventions, en cas de crise.
· le modèle agricole breton prôné par ce lobby est à bout de souffle : les salariés et éleveurs de Tilly Sabco, de Doux etc … sont placés dans une impasse.
Le gouvernement socialiste a déjà cédé aux exigences de la FNSEA, des bonnets rouges en supprimant les autorisations d’extension des élevages hors sols (« laissez-nous polluer en paix »).
Les gouvernements successifs ont toujours fait preuve de complaisance pour les actions des légumiers et agriculteurs, contrairement aux manifestations de salariés. : Gourvenec dans les années 60 à Morlaix, saccages des villes comme Morlaix, Lannion, prise d’otage de gendarme. Le gouvernement actuel devra s’expliquer sur sa passivité et son inaction devant ces saccages et incendie. 

jeudi 3 juillet 2014

Réponse à l'invitation du Préfet à la présentation du pacte de "responsabilité" et de "solidarité"


Monsieur le Préfet, Monsieur le Sous-Préfet,

Vous avez invité notre Union départementale à une réunion de présentation des mesures du Pacte de « responsabilité » et de « solidarité », « afin d’informer et de mobiliser tous les acteurs concernés (élus, chefs d’entreprise, partenaires sociaux) ».

Mobiliser ? Oui nous nous sommes mobilisés, à plusieurs reprises, contre ce pacte, notamment le 18 mars, le 1er mai, le 15 mai derniers... Et nous poursuivons cette mobilisation, tant nous savons que le monde du travail a besoin d’autres choix, qui passent par une autre répartition des richesses, et la lutte contre la financiarisation de l’économie et contre les intérêts des capitalistes.

Partenaire social ? Solidaires n’en est pas un : nous sommes les adversaires d’une politique libérale, dont le vernis prétendu « de gauche » ne leurre plus grand monde. Nous portons les valeurs d’un syndicalisme de lutte, de transformation sociale. Nous rejetons la voie d’un syndicalisme d’accompagnement, de trahison et de collaboration avec les puissances patronales, que certaines organisations syndicales ont décidé de suivre.

« Responsabilité », « solidarité » : qui est encore dupe ?
Est-ce responsable, est-ce solidaire de faire payer aux salariés les 30 milliards captés par les actionnaires ?
Est-ce responsable, est-ce solidaire de supprimer des prestations sociales, d’augmenter des cotisations, de bloquer les salaires, les pensions, les indemnités ?
Est-ce responsable, est-ce solidaire de baisser la dépense publique et ce faisant de réduire le champ des services publics, pourtant essentiels ?
Il n’y a nullement de responsabilité dans ce pacte, ni même de solidarité. Ce pacte est imposé aux travailleuses et travailleurs : il renforce encore la privatisation des profits, et la socialisation des pertes.

Vous reprenez les termes inacceptables de « réduction du coût du travail et de la fiscalité », de « simplification administrative » que le MEDEF agite sans cesse. Rémunérer dignement un travailleur,  salarié ou privé d’emploi, ce n’est pas un coût. Lui assurer une couverture sociale, une retraite, ce n’est pas un coût. Et verser une contribution commune par l’impôt, en fonction de ses ressources, c’est responsable et solidaire, et toute prétendue « simplification administrative » cache en fait des exonérations dont les plus aisés bénéficieront.
Par contre : faire un cadeau de 30 milliards, sans guère de contrepartie, aux actionnaires et grands patrons, c’est un coût que tous et toutes doivent supporter. 

« Les capitalistes nous coûtent cher » : nous ne saurions donc nous asseoir autour d’une même table et ainsi laisser croire que nous partageons les mêmes objectifs, les mêmes valeurs. Nous ne viendrons donc pas.

Veuillez recevoir, Messieurs, nos salutations.

Benjamin SCHŒMANN
Délégué départemental de Solidaires 56

dimanche 22 juin 2014

Lettre ouverte à M Lebranchu lors de sa visite à Lorient


Lorient, le  20 juin 2014
            
                                                                                               Madame Lebranchu
                                                                                      Ministre de la Décentralisaion et
                                                                                                 de la Fonction Publique
 Lettre ouverte                                                                      

Objet : Rencontre du vendredi 20 juin 2014 :
            

Madame la Ministre,

1462, 1462€ ; c'est ce chiffre, cette somme qui nous amène à solliciter votre bienveillante attention dés le début de cette lecture.
1462€ c'est désormais le revenu mensuel d'une infirmière en début de carrière, donc contractuelle et ce, durant plus de cinq ans à l'hôpital de Lorient.
1462€ mensuels, voilà Madame ce que vous accordez à cette infirmière, après lui avoir supprimé une prime de 38 € depuis le premier juin 2014 à l'hôpital de Lorient.
1060€, en n'espérant ne pas vous ennuyer par une petite série de chiffres, c'est ce que vous reprenez, désormais, au changement à l'échelon 6 d'une IDE, 880 pour une autre, à un autre échelon etc...

Les Aides-soignants ne se plaignent pas d'être les oubliés, 14€ de prime supprimés pour les contractuels, toujours depuis le premier juin et, pour les titulaires, une contribution, tout comme pour les IDE à chaque changement d'échelon.

Ici, si vous y parvenez, nous vous témoignons de notre gratitude a avoir résisté à la lassitude que vous pourriez très légitimement éprouver  à cette énumération et nous ne solliciterons plus de votre bienveillance qu'un instant, pour évoquer les personnels techniques et ceux des secrétariats médicaux et administratifs, mis également à contribution.

Une autre conséquence de cette mesure et non des moindre, c’est un impact direct sur les retraites, équivalent à une de nos dernières réformes des retraites. Une infirmière nouvellement embauchée devra travailler quatre ans de plus pour parvenir a l’actuel échelon de départ en retraite de sa consœur, en plus d’une perte que nous estimons à 10 000€ sur l’ensemble de la carrière. Conséquences identiques pour chacun des autres grades mais dans leur proportion.

Nous avons déjà eu à nous adresser à Madame Marisol Touraine et à Madame Najat Vallaud-Belkacem (cf. : courriers joints) lors de leurs déplacement au CHBS, pour dénoncer  « la destruction de toute règle de droit du travail », « la grave dégradation que nous connaissons concernant la prise en charge du patient, conséquence de notre situation financière… » et, des conséquences directes sur la santé des agents, personnel féminin pour une grande majorité et qui subit un vieillissement régulier, conséquence des dernières réformes des retraites.
Aujourd’hui, les agents hospitaliers essuies une attaque que la droite la plus « décomplexée » n’avait jamais osé et ces coups viennent de vous et de votre politique, Madame la Ministre.
Notre syndicat fait toujours attention à ne pas s’inscrire dans le champ du politique et nous resterons dans ce courrier sur nos misions de défense des intérêts particuliers et collectifs des salariés.

C’est dans ce cadre que nous nous vous exprimons notre analyse, partagée avec notre premier Ministre, oui « la gauche peut mourir ». Pas seulement la gauche « pragmatique » qu’incarne votre gouvernement mais toute la gauche que vous entrainez par votre politique vers un abime.
Les agents du CHBS ont déjà fait le constat que la gauche était rentrée en coma, personnels soignants avant tout, nous lui accorderons tout notre dévouement et nous serons à son chevet mardi 23 septembre 2014 au ministère de la santé avec les « Hôpitaux en lutte contre l’austérité ».
Nous sommes persuadés de pouvoir sortir le patient de sa léthargie, l’administration en trithérapie de courage politique avec  une dose conséquente de sens de la justice sociale, associée à la volonté de « le changement c’est maintenant », devrait, nous en sommes persuadés, y parvenir.
Il appartiendra ensuite au patient de suivre la prescription et, de veiller à ne pas retomber dans les travers qui auront bien failli lui être fatals, les accointances avec la grande finance et ses amitiés avec le patronat.      

Dans l’attente de notre rencontre, vendredi 20 juin 2014, je vous prie de croire,  Madame la Ministre, à l’assurance de toute ma considération.


                                                                                               
                   Marc KLANEC
                   Secrétaire  Sud santé Sociaux  du Morbihan


jeudi 1 mai 2014

RASSEMBLEMENT DEPARTEMENTAL A LORIENT

FONCTION PUBLIQUE



Tous en grève

jeudi 15 mai



RASSEMBLEMENT DEPARTEMENTAL A LORIENT
Place de l’Hôtel de Ville, dès 12h00

Pique-nique revendicatif 
Prises de paroles
Débats ...


 La politique d’austérité choisie par le gouvernement cible principalement la fonction publique : l’objectif est de réduire de 50 milliards d’euros la dépense publique de 2015 à 2017. S’il est évident que tous les citoyens seront impactés par ces réductions des dépenses publiques, il est tout aussi évident que les services publics et leurs agents le seront aussi !

A l’Etat, ce sera la poursuite de la politique régressive en matière d’emplois et de restructurations sur l’ensemble du territoire. Encore une fois, le monde de la santé ne sera pas épargné et l’hôpital sera en ligne de mire. La réforme territoriale annoncée (diminution du nombre des régions, disparition des départements, développement de l’intercommunalité) aura de graves conséquences pour tous les personnels territoriaux.

Et pour toutes et tous, ce sera la poursuite du blocage des salaires, sans aucune perspective d’augmentation d’ici 2017 !!! Du jamais vu dans la fonction publique !

DANS LA FONCTION PUBLIQUE, RESISTONS ET EXIGEONS : 

la hausse de nos salaires, le rattrapage de nos pertes de pouvoir d’achat, les créations d’emplois nécessaires à l’accomplissement de toutes nos missions !


L’AUSTERITE DANS LE PUBLIC COMME DANS LE PRIVE !


Avec le pacte de responsabilité, le patronat et les actionnaires (qui vivent déjà de notre travail !) vont encore s’enrichir : 30 milliards d’argent public sont privatisés au profit d’une infime minorité. Cela fait des décennies que le patronat bénéficie d’exonérations de cotisations, d’aides publiques, de cadeaux fiscaux, au nom de la lutte pour l’emploi… les vrais assistés, c’est eux ! et le chômage n’a cessé d’augmenter ! Nous faire payer les 30 milliards au patronat ne suffit pas : le gouvernement y ajoute 20 milliards pour satisfaire au diktat de la Commission européenne. 50 milliards issus de notre travail nous sont ainsi volés :

18 milliards, notamment en gelant le point d’indice des fonctionnaires et en supprimant des emplois dans quasiment tous les ministères.

10 milliards sur l’assurance-maladie, en restreignant encore notre droit à la santé. Les populations les plus fragiles seront les plus touchées !

11 milliards sur la protection sociale (hors assurance-maladie) : les allocations familiales, les aides à la garde d’enfant et au logement, les pensions du régime de retraite de base, les retraites complémentaires, ne seront pas augmentées durant au moins 18 mois. Aucun gouvernement n’avait osé une telle mesure !

11 milliards aux Collectivités locales. Les conséquences seront importantes pour le RSA, l’enfance, les personnes âgées, les routes, les transports collectifs, les collèges.



PAS DE FAUX-SEMBLANT : DE VRAIES LUTTES !


Du «pacte de responsabilité» à l’accord UNEDIC qui détériore encore les droits et l’indemnisation des chômeurs, et auparavant la réforme des retraites, l’accord national interprofessionnel..., une partie des organisations syndicales montre son attachement à ne louper aucune occasion de satisfaire les désirs patronaux.

Face à cela, l’unité du syndicalisme de luttes, de changement social et de rupture avec le système capitaliste, est nécessaire. Il nous faut construire une plateforme revendicative claire, avec les syndicats, les sections, les camarades qui partagent cette vision syndicale. Solidaires a pris diverses initiatives en ce sens ces derniers mois, au niveau national (lettre ouverte aux camarades d’autres syndicats, adresse à la CGT, campagne unitaire CGT/Solidaires/FSU contre l’extrême-droite...).

Dans le Morbihan, nous avons pris la décision de ne pas nous joindre à la manifestation "unitaire" du 15 mai. Il n'est pas envisageable d'avoir une action en apparence "unitaire", mais qui rassemble des syndicats dont les positions s'opposent de plus en plus nettement. Solidaires 56 ne défilera pas avec ceux qui à la fois accompagnent la politique d'austérité menée depuis de nombreuses années par les gouvernements, et prétendent s’opposer aux mesures inacceptables qui touchent la Fonction Publique et qui sont la conséquence même de cette politique.

Résister aux politiques néolibérales qui se succèdent et transformer radicalement la société pour plus de justice sociale nécessitent un rapport de forces important et dans la durée. Ce n’est possible que si les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes en formation, reprennent confiance dans leur propre capacité d’agir, de choisir, de décider, et d’enfin gagner.

mardi 22 avril 2014

1er mai 2014, Une journée au cœur du mouvement social

1er mai 2014
Une journée au cœur du mouvement social

La prochaine Journée internationale du travail sera l’occasion de descendre dans les rues pour des milliers de salariés-es, de privés-es d’emploi et de retraités-es afin d’exiger la mise en œuvre de véritables politiques de progrès social.

Face à une situation économique et sociale qui s’aggrave, dans une société où la qualité du « vivre ensemble » se dégrade,  il est urgent d’intervenir et ne pas laisser faire.
Les orientations du nouveau gouvernement ne répondent en effet en rien aux aspirations des salariés-es et ne règleront rien.
Dans une France où 1 jeune sur 4 est au chômage où les plus anciens voient leurs pensions rabougries, où les salaires sont bloqués depuis de nombreuses années, et où plus de 80 % des embauches sont réalisées en CDD, la situation des salariés-es n’a jamais été aussi fragile. Jamais, pourtant,  les salariés-es ne se sont vus imposer autant  de sacrifices pour le seul bénéfice du patronat.


  • « Zéro charge » pour les salaires payés au Smic, c’est condamner des millions de salariés aux bas salaires.
  • 2 € de plus par jour pour un salarié payé au Smic, à travers la diminution  imposée de ses cotisations sociales, ce sera aussi, concrètement, pour lui, dès 2015, le « choix » entre des frais de couverture sociale supplémentaire ou de droits supprimés.
  • 19 milliards d’économies sur le budget de l’État : ce sera une baisse des capacités publiques d’intervention sociale et économique, une réduction  des services publics et de leurs missions, moins d’infirmières, de professeurs, de policiers…
  • 10 milliards d’économies sur l’Assurance-maladie : entraînant un déremboursement des médicaments et des soins et une moins bonne prise en charge des assurés-es.

Pour sortir de l’austérité et ouvrir une nouvelle période de progrès social, rassemblons-nous le 1er Mai prochain pour :


  • l’augmentation des pensions et des salaires ;
  • la mise à plat et l’évaluation de toutes les aides publiques accordées aux entreprises ;
  • une vie meilleure, faite de justice sociale et d’égalité ;
  • le respect des droits fondamentaux des femmes et des hommes partout dans le monde, à commencer par le droit à un travail décent, reconnu et valorisé ;
  • un débat national sur la répartition  des richesses créées par notre travail.

Refusons l’isolement,
le repli sur soi, l’exclusion, le racisme
et le rejet de l’Autre.
Mobilisons-nous pour le « vivre ensemble »,
 la solidarité entre les salariés-es
et l’égalité des droits,
le choix de la paix, le choix du social.
Manifestation à l’appel de
la CGT 56, la FSU 56 et Solidaires 56

JEUDI 1er MAI à 10h30

  • Hennebont     Place de la Mairie
  • Vannes           La Rabine
  • Pontivy           La Plaine
  • Ploërmel        Maison des Syndicats
  • Le Palais        Le Port
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jeudi 3 avril 2014

MARCHE DU 12 AVRIL




DÉPLACEMENT EN CAR AU DÉPART DU MORBIHAN

Départs :
  • Lorient (Maison des Syndicats - 6 h) 
  • Pontivy (La Plaine - 6 h ) 
  • Auray (Place du Ballon - 6 h)
Inscriptions : marche12avril56@gmail.com  06 24 16 06 50 et 02 97 21 01 26

Financement : le déplacement revient à 40 € environ par personne.
Une souscription est lancée pour réduire la participation de ceux qui montent, chacun donnant selon ses possibilités.
Chèques à l'ordre de ADF/ PCF pour bénéficier de 66 % d'avantage fiscal.
À envoyer à PCF, 70 bis rue Marcel Sembat 56600 Lanester