vendredi 15 novembre 2013

Pour l’avenir de la Bretagne, Mobilisons-nous pour un Pacte social !




Depuis des années, les organisations syndicales se mobilisent et  travaillent à une prise de conscience collective des causes de la crise systémique, financière, économique, sociale et environnementale, aggravée par les politiques d’austérité. Aujourd’hui, l’ampleur des drames sociaux, leur concentration sur les filières  fondamentales, menacent l’équilibre et l’avenir de nos territoires. A la hauteur de ces enjeux, les organisations syndicales de Bretagne, CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CGC, FSU, entendent prendre leurs responsabilités dans l’intérêt des salariés par la démarche unitaire d’une action syndicale forte de  propositions constructives pour l’avenir des salariés et de l’emploi en Bretagne.  Représentant les salariés, elles s’engagent dans le dialogue social tant dans les entreprises, les services, que dans les institutions et face au gouvernement pour exiger la prise en compte de nos revendications.

Le pacte d’avenir est insuffisant !

Aux propositions économiques qu’il contient, il faut ajouter un volet social conséquent qui prenne en compte l’urgence des situations. Ce pacte doit dessiner un avenir pour l’ensemble des filières et des  territoires, ce qui passe également par un engagement fort des pouvoirs publics et des entreprises vis-à-vis des salariés.

Une réponse conjoncturelle ne peut suffire à une crise structurelle.

L’effort collectif qui permettra le soutien au territoire breton, ne saurait être engagé sans garanties formelles et transparentes des entreprises, quant à l’utilisation de ces moyens, en termes d’anticipation, d’innovation, et de politique sociale. Il faut en finir avec ces méthodes de gestion de trop d’entreprises irresponsables et arrogantes, détournant et gaspillant subventions et force de travail, détruisant impunément le bien public, méprisant la santé des salariés sans aucune volonté de préparer l’avenir.

Il en découle pour l’Etat la mission impérative de s’assurer que les employeurs mettent en œuvre leurs obligations et que les droits des salariés soient effectivement respectés. Le contexte nécessite de nouveaux modèles articulant les exigences économiques, sociales et environnementales, pour sortir d’une crise dont les salariés ne sont pas responsables.

Les mesures de soutien pour maintenir l’emploi s’imposent. Il faut combattre les suppressions d’emploi et la destruction d’un tissu industriel des territoires dont nous pensons qu’ils peuvent rebondir. 

Les mutations industrielles, quand il est démontré qu’elles sont inévitables, doivent être anticipées pour permettre aux salariés de se réorienter et se former dans un parcours sécurisé et ainsi éviter les suppressions d’emploi. La mobilité des salariés doit être accompagnée par des droits importants et pérennes.

A la lumière de la crise actuelle,  un effort considérable de formation et qualification s’impose. C’est de la  responsabilité particulière des employeurs. Les salariés constituent la première richesse de notre territoire.

Des mesures d’accompagnement dépassant le cadre administratif actuel pour les salariés touchés par les suppressions d’emploi ont été obtenues pour certaines situations. Elles doivent être améliorées et étendues à l’ensemble des salariés notamment des TPE et PME souvent oubliés, et bien au-delà de la seule filière agroalimentaire.

Nos organisations sont pleinement solidaires des salariés actuellement victimes des licenciements et partagent leur colère, l’angoisse de leur famille et de leur entourage  Pour autant, face aux manœuvres de récupération de cette détresse, nos organisations dénoncent les discours et postures réactionnaires et affirment leur refus de la violence et du vandalisme, de la destruction de biens publics à ce jour impunie.

Elles appellent à une expression claire des salariés et agiront pour faire entendre leurs voix dans les groupes de travail, dans la construction du plan breton, sur les lieux de travail.

C’est pourquoi nous appelons à la mobilisation
pour porter haut et fort nos revendications:

  • En permettant l’émergence de mobilisations dans les territoires pour favoriser les solidarités autour des entreprises en difficulté
  • En appelant les salariés à se mobiliser sur les lieux de travail, 
  • En appelant à une mobilisation régionale le 23 Novembre 2013 dans chaque département breton.



vendredi 1 novembre 2013

Manifestation le samedi 2 novembre à Carhaix.

 Pour permettre aux salariés de se retrouver,
pour faire valoir leurs exigences,
pour s’opposer aux fermetures des entreprises, à la casse des services publics et de la protection sociale
qui ont comme conséquence des suppressions d’emplois, Solidaires 56 appelle,
avec d'autres organisations syndicales de la région Bretagne  C.G.T. et  F.S.U.,
l’ensemble des salariés, et ceux qui s’associent à leurs combats, à se rassembler 

le samedi 2 novembre à 15 heures
place du Champ de Foire
Carhaix.


La Bretagne souffre du fait de sa situation économique et sociale. Les pans industriels de la région sont mis à mal par des restructurations et des suppressions massives d’emplois dans tous les secteurs.

Les organisations syndicales participent, à leur niveau, à freiner les conséquences de cette catastrophe. Ce gâchis engendre colère, désespoir et mécontentement. Cette détresse monte partout en France et doit alerter les pouvoirs publics sur la réalité sociale du pays. Pour les organisations syndicales, c'est le signal d’alarme d’une situation qui ne peut plus durer, et dans laquelle, le gouvernement devrait avoir un rôle majeur pour redonner confiance, par des actes, aux salariés licenciés et à ceux qui ont un emploi.

La Bretagne n’est pas en dehors de l’augmentation du chômage et de la misère. Cette restructuration de l’industrie est d’autant plus grave qu’il n’est rien prévu, ni par les licencieurs, ni par les pouvoirs publics, pour permettre aux salariés de continuer à vivre d’un travail. Les politiques d’austérité imposées par l’Europe, ses pays membres, en rajoutent à la situation dans cette crise dont les conséquences sont déjà bien lourdes pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi. C’est pour cela que les organisations syndicales de salariés mobilisent pour le maintien de l’emploi industriel, au quotidien, mais aussi lors de manifestations interprofessionnelles.

Le discours antifiscal de certains acteurs des mobilisations en cours s’appuie sur des réalités. Au lieu d’une urgente réforme fiscale, le gouvernement impose de plus en plus les ménages, d’où une légitime incompréhension. Pour autant, les actions violentes sur médiatisées ne relèvent pas d’un mouvement social de salariés. Le détournement du mécontentement, réel, d’une grande partie de la population à des fins politiciennes met en cause l’intégrité et l’indépendance des salariés dans un combat qui n’est pas le leur.

Les «bourreaux» sont aux commandes de cette manœuvre et se servent de leurs victimes pour faire en même temps bouclier et bélier. Ils voudraient que les salariés oublient qu’ils ont toujours soutenu les politiques néolibérales responsables de la crise actuelle et que leur «modèle agricole breton» est aujourd’hui une faillite économique, sociale et environnementale. Les manipulations sont lourdes puisque ce sont les «seigneurs de jadis» qui portent maintenant le bonnet rouge contre le peuple. Les initiateurs de la manifestation du 2 novembre à Quimper ne portent pas les revendications des salariés.

La casse industrielle est un gâchis pour l’économie, mais aussi et surtout pour les femmes et les hommes. Aujourd’hui ce sont ceux qui licencient qui veulent en découdre avec le gouvernement. Ce combat n’est pas celui des salariés, non pas parce que le gouvernement ferait bien son travail, mais parce que ce qu’exigent les meneurs de cette manifestation, c’est d’aller encore plus loin dans leur stratégie de destruction sociale.

Rares sont les moments d’histoire où les patrons cassent, manifestent et refusent le dialogue. C’est aussi un signe fort que cette agitation porte en lui des germes qui dépassent largement l’écotaxe, même suspendue.

jeudi 6 juin 2013

Un militant syndicaliste et antifasciste tué à Paris par l’extrême-droite !


Le mercredi 5 juin 2013, en sortant d’un magasin de vêtements, près de la gare Saint-Lazare, notre camarade Clément, syndicaliste à Solidaires Etudiant-e-s et militant à l’Action antifasciste Paris-Banlieue a été battu à mort par des membres de l’extrême droite. La mort de notre camarade s’inscrit dans le contexte de la progression d’un mouvement fasciste violent en France et ailleurs en Europe. Clément est en état de mort cérébrale des suites de ses blessures  à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. 

Sa perte nous accable. Notre douleur et notre colère sont encore aggravées par la certitude que nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui, militant-e-s antifacistes, personnes exposées à l’homophobie et/ou au racisme, auraient pu et peuvent encore en être victimes.

Aujourd’hui,  toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches et à ses camarades de Solidaires Etudiant-e-s à qui nous exprimons toute notre solidarité.

Cet acte odieux est inséparable de la multiplication des agressions racistes, homophobes par des militants d’extrême droite ces derniers mois et de l'installation d'un climat de haine entretenu par des discours politiques stigmatisant qui ne sont pas l’exclusivité du Front national et des groupuscules fascistes…

Au-delà des suites policières et judiciaires, l’heure est au renforcement de la mobilisation antifasciste.

Avec Solidaires Etudiant-e-s, l'Union syndicale Solidaires appelle toutes celles et ceux qui condamnent cet acte odieux et refusent de laisser s'installer la vermine d'extrême droite à participer massivement aux nombreux rassemblements organisés aujourd'hui et dans les jours qui viennent, à Paris et dans les départements, notamment à celui de ce soir jeudi 6 juin à partir de 17 h devant le passage du Havre, métro Saint Lazare et à rejoindre ensuite celui de Saint Michel à 18 H 30.

Paris le 6 juin 2013.

A Lorient, Le rassemblement se déroule Jeudi 6 Juin à 17h devant la sous-préfecture.
 


jeudi 16 mai 2013

Solidaires s'affiche à notre dRame des HOLlandes


Les militants de Solidaires 56 (ici la future UL de Ploermel) ont rappelé le soutien de Solidaires aux opposants au projet d'Aéroport lors de la chaine humaine organisée le 11 Mai à NDDL.

D'autres photos de cette journée très réussie



dimanche 28 avril 2013

1er mai 2013

1er mai 2013

Mobilisation solidaire internationale
de tous les travailleurs
Pour le progrès social

Ensemble, mobiliser et se mobiliser

  • Dénoncer la transposition de l’ANI du 11 janvier en loi pour empêcher les reculs sociaux pour les salarié-e-s;
  • mobiliser sur les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;
  • revendiquer pour la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;
  • faire reculer la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie.

Ensemble, porter les revendications :

  • Rompre avec l’austérité pour la majorité alors que le profit de quelques-uns s’accroit, pour une répartition plus juste de la richesse que nous produisons.
  • pour la priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que depuis des mois les restructurations, les licenciements sont le quotidien de nombreux salariés.
  • pour la lutte contre la précarité qui provoque des situations de pauvreté intolérables,
  • pour l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat,
  • pour un véritable droit au logement pour tou-te-s.

Ensemble, construire l’unité des salariés pour faire naître l’espoir

  • Partout, la même politique d’austérité et la restriction des droits démocratiques est imposée aux salariés et aux populations.
  • Elles aggravent la crise, plongent les peuples dans la misère et provoquent la récession notamment dans toute la zone euro.

Ensemble, rassembler et être plus forts !

  • Les salariés doivent construire leur unité avec leurs organisations syndicales depuis leur lieu de travail jusqu’à l’échelle mondiale.

Mercredi 1er Mai   10 h 30

  • Hennebont : Place de la Mairie
  • Pontivy : La Plaine
  • Ploërmel : Maison des syndicats
  • Belle Isle en mer : Embarcadère Le Palais



lundi 1 avril 2013

Manifestation interprofessionelle le 9 Avril

L’Union syndicale Solidaires réaffirme son opposition résolue aux principales dispositions contenues dans l’accord interprofessionnel sur l’emploi du 11 janvier 2013 et reprises dans le projet de loi du gouvernement.

Les manifestations du 5 mars ont montré qu’un mouvement unitaire contre l’accord national interprofessionnel signé par le patronat, la CFDT, la CGC, la CFTC, soutenu par l’UNSA, et parrainé par le gouvernement, se développe.

Ces cadeaux supplémentaires au patronat sont insupportables, ce texte ne doit pas être traduit dans la loi.

La possibilité de baisse des salaires, les licenciements sans accompagnement par un « plan social » , les recours juridiques plus difficiles pour les salarié-es volé-es par leur patron, la précarité toujours plus institutionnalisée avec l’invention d’un CDI intérimaire, ...C’est le cahier revendicatif du MEDEF que le gouvernement propose de reprendre dans le Code du travail !

L’Union syndicale Solidaires appelle les salarié-es, chômeurs/chômeuses et retraité-es à participer massivement à la journée d’action nationale interprofessionnelle du 9 avril contre ce projet de loi. Il s’agit d’amplifier et d’élargir la mobilisation après la réussite de la première étape du 5 mars pour montrer notre détermination au gouvernement.

Pour l’Union syndicale Solidaires, le patronat le doit pas faire la loi !



Mardi 9 Avril 
Lorient, 10:30, Maison des syndicats, Cosmao Dumanoir. 
Vannes, La Rabine
Belle Ile, 11:00, Le Port
Pontivy, 11:30, La Plaine


mercredi 6 mars 2013

Manifestation du 5 mars 2013


De 800 à 1000 personnes ont manifesté ce mardi à Lorient pour marquer leur opposition à l'accord du 11 Janvier (ANI) signé par des syndicats minoritaires. Solidaires appelait à cette manifestation comme la CGT, FO et la FSU. 

Il s'agit d'affirmer ici la casse du droit de travail engendrée par cet accord s'il se traduit dans un texte législatif. Face à quelques avantages en trompe l’œil, dont les mises en œuvre sont repoussées aux calendes grecques, ce sont de nouvelles libertés de licencier pour le patronat, des obligations à la mobilité pour les salariés, des baisses de salaires, des augmentations d'horaires, un CDI intermittent (sic) qui grave la précarité dans le marbre, des entraves à la contestation des licenciements et des PSE devant les tribunaux, des difficultés nouvelles dans l'accès aux tribunaux prud’homaux, une limitation des dédommagements octroyés par ces même tribunaux....

Le message est destiné aux ministres qui vont présenter un projet de loi devant le parlement, aux députés qui vont débattre et voter, ou rejeter ce texte. Il est destiné aussi aux salariés qui sont restés aujourd'hui sur leur lieu de travail, aux camarades des syndicats signataires qui doivent se désolidariser de leurs centrales. Le Gouvernement veut aller vite, Il est urgent que les salariés s'informent sur cet accord/projet de loi qui, s'il est adopté, va profondément changer les rapports sociaux dans les entreprises, puis dans la fonction publique. Il suffit pour s'en convaincre de lire le texte, ou à défaut de prendre connaissance des commentaires dithyrambiques du MEDEF et de la presse libérale étasunienne.

Après avoir traversé le centre ville, le cortège s'est dirigé vers la sous-préfecture. Après une intervention de FO, Solidaires FSU et CGT ont fait une déclaration commune.