Le vendredi 10 juin 2016, les salariés à
temps partiel d’Adrexo ont manifesté leur mécontentement en se
mettant en grève surprise. En effet, leur salaire est toujours aussi
bas et leurs chers patrons n’entendent toujours pas réévaluer
leurs secteurs de distribution.
Pour seul dialogue social, Adrexo
leur a envoyé l’huissier pour démontrer qu’il y avait entrave
manifeste au travail des autres distributeurs (ce qu’il n’a
d’ailleurs pas pu prouver malgré son mètre couturier et son
appareil photo. Ceux qui ne souhaitaient pas faire grève ont pu
prendre leurs documents, non sans quelques difficultés certes!).
Puis les gendarmes ont été conviés à mettre tout ce petit monde
dehors, accompagnés du même huissier.
La moralité de cette
histoire est qu’Adrexo n’en a rien à faire de ses salariés :
on peut payer grassement un huissier qui se déplacera séance
tenante, mais pour les distributeurs, on rechigne. Le lundi suivant
suivront des tractations avec le ROC (Responsable Opérationnel de
Centres), celui qui gère Vannes, Lorient et Pontivy. Il a daigné se
déplacer à Lorient.
Il n’a pu consentir que des bidouillages
techniques, rien de bien probant… En attendant, deux articles ont
paru dans les journaux locaux. Même Ouest-France, le principal
actionnaire d’Adrexo a bien dépeint la situation. L’opération
coup de poing a fonctionné : ils ne restent pas anonymes et
c’est un bon point.
Mais la petite histoire ne s'arrête pas là.
Le 05 Août, les deux propriétaires des véhicules stationnées devant les entrées du dépôt, sont convoqués à un entretien préalable à sanction éventuelle au centre principal de Vannes et les autres militants SUD apparaissant sur la photo prise par Ouest-France, sont aussi convoqués la semaine d'après.
C'est sans compter la promptitude de SUDPtt56 et Solidaires 56 à se mobiliser pour soutenir ses adhérents.
Il est en effet hors de question de laisser le patronat remettre en question le droit de grève, qui nous le rappelons, est un droit constitutionnel.
De plus, seuls des adhérents SUDptt56 ont été mis en cause... N'y aurait-il pas un relent de discrimination syndicale, SUD, par sa combativité et son engagement envers les salariés, n'étant pas en odeur de Sainteté dans cette entreprise?
La direction se base sur un constat d'huissier qui laisserait apparaître une entrave au travail des salariés non grévistes. La consultation de ce constat a été demandé, mais malheureusement (pour la direction) il y a impossibilité de le faire car l'original est au siège à Aix en Provence et la direction locale n'a pas de copie... Elle prend appui sur un document fantôme pour convoquer des salariés à un entretien préalable à sanction, ce qui n'est quand même pas anodin! D'autant plus qu'un des salariés incriminé a eu une importante poussée de psoriasis (très douloureuse) suite à la réception de ce courrier.
Et manque de chance, les salariés produisent des photos prises le jour de la grève, démontrant que les non grévistes pouvaient parfaitement prendre leurs documents.
Et manque de chance, les salariés produisent des photos prises le jour de la grève, démontrant que les non grévistes pouvaient parfaitement prendre leurs documents.
Quelle farce! Dans ces conditions, comment la Direction générale a-t-elle pu avoir l'idée (incongrue) de sanctionner des grévistes? Seule la volonté de casser le mouvement contestataire du dépôt de Lorient et de faire peur aux distributeurs pour mieux les plier à leur volonté, ont été les seuls moteurs de ces convocations. Les rendez-vous des autres grévistes ont d'ailleurs été annulés au dernier moment par lettre recommandée. La Direction des Ressources Humaines a fait un grand saut en arrière et bien lui a pris, car il ne pouvait en être autrement, vue la pauvreté de son dossier...
N'oublions pas que le droit de grève ne pourra jamais être remis en question par qui que ce soit. C'est un droit inaliénable. C'est VOTRE droit et VOTRE devoir si vous voulez que vos conditions de travail s'améliorent. C'est le seul moyen pour vous faire entendre tout de suite.
Alors n'hésitez pas à en user.